Les vérités obscures brinquebalantes
n'importe quoi. Ou alors si. Enfin tant pis pour vous."
Voilà qui me parait fort adéquat pour décrire ce journal en ligne
dont les vertus morales et curatives ne sont plus à mettre en doute
Professeur Stout Brenner, grand esthète mégalomane.
" 'Le groupe de reggae musette 'Babylone's Jah-va bleue'
va donner un concert ce soir en ville. Ils manigancent quelque chose.
Vite, fidèle compagnon, amenez-moi mon costume de super-héros,
le mauve avec col pelle à tarte"

menaçant la planète par ses pliages impies.
Deuxième partie (2/2) : Ayn Rand est notre amie
Par Ayn Rand
Traduit par Johnny Cannon, un soir de beuverie.
L’alliance des images en mouvement pour la sauvegarde des idéaux états-uniens, les collines du Castoret, Fourchaud
Si votre voeu le plus cher est de protéger vos œuvres picturales pour qu’elles ne soient pas utilisées par ces horribles communistes dans le but de tromper leur monde, la première chose à faire est de se dire que la vie de la cité c’est autre chose que les avenues piétonnes et tout le battage publicitaire qui vient avec et que ce que disent ces saletés de rouges est complètement faux.
La ville, ce n’est pas la campagne. C’est un bel endroit pour respirer l’air frais des voitures. D’ailleurs quel homme de génie a pu dire un jour, qu’il fallait adapter la ville à l’automobile ? Les habitants de la cité ont accepté sans broncher parce que cela leur faisait du bien au moral. Les opinions c’est ça : il suffit qu’un président auvergnat dise une vérité, fasse le bien et la justice autour de lui, et les voilà frétillant de joie, les hommes. Pourtant des punks, en groupuscules armés, sont là, tapis dans l’ombre, à échafauder des plans pour détruire l’œuvre du maître. Leur chef s’appelle Sid Vicious, élu à la majorité pour prendre le contrôle de l’humanité et lui supprimer sa liberté. Si les hommes croient que le système états-uniens est injuste, et au-delà, le système auvergnat, il feront tout pour le détruire, lui, l’auvergnat, sa femme, ses enfants, sa maison, sa voiture bien entendu, et ce dans le seul but de promouvoir la mise en place de pistes cyclables. Quel sinistre dessein.
Le désir ardent qu’entretiennent les cocos du bois du houx n’est pas le financement du Grand Soir par la mise en place de compétitions sportives. Non, ce qu’il veulent c’est corrompre le passage du temps, en insufflant une idéologie marxiste malsaine qui rend logique une progression vers le détachement de la ville et, en fin de compte, un retour aux valeurs de la campagne. Comment ? En mettant en place par-ci par-là de petites échoppes où l’on boit plus qu’il n’est permis, amenant les gens à se tasser dans de minuscules salles enfumées et à râler parce qu’ils ont mis trois heures pour trouver la direction du bistroquet et une de plus pour se garer.
Peu de gens seront tout de suite d’accord avec les idées de ces vils soviétiques. Prenons un caillou. Versons-y de l’eau avec un goutte-à-goutte, jusqu’à ce que le caillou se brise. Cela prend du temps, mais c’est possible. Eh bien les communistes c’est pareil. Si on n’y fait pas plus attention, dans quelques milliers d’années, le caillou sera fendillé. Et ce sera la fin de la civilisation états-unienne. C’est inquiétant quand on y pense.
Alors, pour aider tous ceux qui voudraient lutter hardiment contre ces crapules de bolcheviques, je vais vous faire la liste des choses à faire ou à ne pas faire, au cas où vous auriez les moyens de réaliser un film, pour contrer ces hordes de barbares et leurs revendications grotesques. Attention, je m’adresse en priorité à ceux qui veulent protéger notre civilisation de la voiture et du béton.
Je ne force personne, mais tout individu qui ne suivrait pas à la lettre mes recommandations se verra mis au gibet et sa famille partira en exil pour des terres moins accueillantes. Ce n’est pas un code de bonne conduite, je ne pousse aucun de vous à suivre mes conseils, à part peut-être les courtiers en assurances, s’il leur vient l’idée saugrenue de faire un film. Les créateurs d’images en mouvement, en particulier de films d’entreprise, devront être libres et indépendants, et, s’ils sont honnêtes avec eux-mêmes, s’y conformer sans broncher.
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Le texte d'origine:
SCREEN GUIDE FOR AMERICANS
By Ayn Rand
The Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals Beverly Hills, California
If you wish to protect your pictures from being used for Communistic purposes, the first thing to do is to drop the delusion that political propaganda consists only of political slogans.
Politics is not a separate field in itself. Political ideas do not come out of thin air. They are the result of the moral premises which men have accepted. Whatever people believe to be the good, right and proper human actions — that will determine their political opinions. If men believe that every independent action is vicious, they will vote for every measure to control human beings and to suppress human freedom. If men believe that the American system is unjust, they will support those who wish to destroy it.
The purpose of the Communists in Hollywood is not the production of political movies openly advocating Communism. Their purpose is to corrupt our moral premises by corrupting nonpolitical movies — by introducing small, casual bits of propaganda into innocent stories — thus making people absorb the basic premises of Collectivism by indirection and implication.
Few people would take Communism straight. But a constant stream of hints, lines, touches and suggestions battering the public from the screen will act like the drops of water that split a rock if continued long enough. The rock they are trying to split is Americanism.
We present below a list of the more common devices used to turn non-political pictures into carriers of political propaganda. It is a guide list for all those who do not wish to help advance the cause of Communism.
It is intended as a guide and not as a forced restriction upon anyone. We are unalterably opposed to any political “industry code,” to any group agreement or any manner of forbidding any political opinion to anyone by any form of collective force or pressure. There can be no “group insurance” in the field of ideas. Each man has to do his own thinking. We merely offer this list to the independent judgment and for the voluntary action of every honest man in the motion picture industry.
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