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Les vérités obscures brinquebalantes

"Ce qu'il faut savoir pour ne pas tomber dans le piège du
 n'importe quoi. Ou alors si. Enfin tant pis pour vous."
Voilà qui me parait fort adéquat pour décrire ce  journal en ligne
dont les vertus morales et curatives ne sont plus à mettre en doute


Professeur Stout Brenner, grand esthète mégalomane.
Mercredi 18 avril 2007
Nouvelle lunaison

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" 'Le groupe de reggae musette 'Babylone's Jah-va bleue'
va donner un concert ce soir en ville. Ils manigancent quelque chose.
Vite, fidèle compagnon, amenez-moi mon costume de super-héros,
le mauve avec col pelle à tarte"



Disparition, oh disparition que n'ai-je fait en ton nom ? Disparaître. Mais me revoilà, en pleine forme,  plus jeune, plus vif, plus aguerri, la moustache flottant au vent, mon fidèle destrier à mes côtés  et la faveur des dieux m'accompagnant sur les chemins de ma destinée. Ayida-Weddo m'ordonne de m'atteler au travail tel un bœuf gracile. Elle sait parler aux hommes. C'est donc avec plaisir que je m'en vais, séance tenante, déléguer ma tâche à Johnny Cannon, lui, plus apte qu'aucun homme pour diriger la cité et m'affairer d'avantage à remplir d'une semaille culturelle le champ en jachère du savoir de mes contemporains. Le Üiki, cette œuvre réjouissante et nécessaire, a besoin de braves tels que vous, amis lecteurs. En attendant la réécriture complète de mes aventures, en vue de me mettre d'avantage en valeur tout en gommant mes défauts, je laisse la parole à l'expert de l'âme de nos contemporains et des contemporains de leurs ancêtres. Va Johnny, instruit nous donc.

http://elbrazotontodelaley.free.fr/images/monsieur.jpg
Paperos, le maléfique maître de l'origami,
menaçant la planète par ses pliages impies.


Le savoir universel en plusieurs mensualités
Deuxième partie (2/2) : Ayn Rand est notre amie

Oui. Congeler quelques temps pour mieux garder sa fraîcheur, Sultan Rahi a décidé de remettre en route son réseau d'influence, s'étendant de l'Oural à la Khakassie, et plus loin encore lorsque le temps le permet,  et, faute d'un véritable projet pour conquérir le monde, a opté pour un renforcement de l'apprentissage des savoirs. Aujourd'hui donc, c'est  avec joie que je porte à votre connaissance ce document authentique  écrit par Ayn Rand, femme complexe et  mystérieuse  sans qui l'Amérique ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. Enfin juste l'introduction, parce que traduire c'est bien mais ça ne nourrit pas son homme:

GUIDE D’ÉCRAN FILTRÉ POUR ÉTATS-UNIENS
Par Ayn Rand
Traduit par Johnny Cannon, un soir de beuverie.

L’alliance des images en mouvement pour la sauvegarde des idéaux états-uniens, les collines du Castoret, Fourchaud


    L’influence des communistes dans le lieu-dit du ‘bois du houx’ est due, non pas à leurs superpouvoirs, mais au je-m’en-foutisme du corps professoral qui s’oppose à eux. La propagande de cette vermine rouge a été mise en évidence dans pas mal de films produits par des gens pourtant complètement innocents, voire même pour certains de bons et loyaux moutons états-uniens qui étaient en pleurs à la simple idée que le communisme s’étale dans le monde entier, tel du beurre de cacahuète sur une tartine, et même qu’une fois la tartine beurrée, elle ne se retourne pas en tombant.

Si votre voeu le plus cher est de protéger vos œuvres picturales pour qu’elles ne soient pas utilisées par ces horribles communistes dans le but de tromper leur monde, la première chose à faire est de se dire que la vie de la cité c’est autre chose que les avenues piétonnes et tout le battage publicitaire qui vient avec et que ce que disent ces saletés de rouges est complètement faux.

La ville, ce n’est pas la campagne. C’est un bel endroit pour respirer l’air frais des voitures. D’ailleurs quel homme de génie a pu dire un jour, qu’il fallait adapter la ville à l’automobile ? Les habitants de la cité ont accepté sans broncher parce que cela leur faisait du bien au moral. Les opinions c’est ça : il suffit qu’un président auvergnat dise une vérité, fasse le bien et la justice autour de lui, et les voilà frétillant de joie, les hommes. Pourtant des punks, en groupuscules armés, sont là, tapis dans l’ombre, à échafauder des plans pour détruire l’œuvre du maître. Leur chef s’appelle Sid Vicious, élu à la majorité pour prendre le contrôle de l’humanité et lui supprimer sa liberté. Si les hommes croient que le système états-uniens est injuste, et au-delà, le système auvergnat, il feront tout pour le détruire, lui, l’auvergnat, sa femme, ses enfants, sa maison, sa voiture bien entendu, et ce dans le seul but de promouvoir la mise en place de pistes cyclables. Quel sinistre dessein.

Le désir ardent qu’entretiennent les cocos du bois du houx n’est pas le financement du Grand Soir par la mise en place de compétitions sportives. Non, ce qu’il veulent c’est corrompre le passage du temps, en insufflant une idéologie marxiste malsaine qui rend logique une progression vers le détachement de la ville et, en fin de compte, un retour aux valeurs de la campagne. Comment ? En mettant en place par-ci par-là de petites échoppes où l’on boit plus qu’il n’est permis, amenant les gens à se tasser dans de minuscules salles enfumées et à râler parce qu’ils ont mis trois heures pour trouver la direction du bistroquet et une de plus pour se garer.

Peu de gens seront tout de suite d’accord avec les idées de ces vils soviétiques. Prenons un caillou. Versons-y de l’eau avec un goutte-à-goutte, jusqu’à ce que le caillou se brise. Cela prend du temps, mais c’est possible. Eh bien les communistes c’est pareil. Si on n’y fait pas plus attention, dans quelques milliers d’années, le caillou sera fendillé. Et ce sera la fin de la civilisation états-unienne. C’est inquiétant quand on y pense.

Alors, pour aider tous ceux qui voudraient lutter hardiment contre ces crapules de bolcheviques, je vais vous faire la liste des choses à faire ou à ne pas faire, au cas où vous auriez les moyens de réaliser un film, pour contrer ces hordes de barbares et leurs revendications grotesques. Attention, je m’adresse en priorité à ceux qui veulent protéger notre civilisation de la voiture et du béton.

Je ne force personne, mais tout individu qui ne suivrait pas à la lettre mes recommandations se verra mis au gibet et sa famille partira en exil pour des terres moins accueillantes. Ce n’est pas un code de bonne conduite, je ne pousse aucun de vous à suivre mes conseils, à part peut-être les courtiers en assurances, s’il leur vient l’idée saugrenue de faire un film. Les créateurs d’images en mouvement, en particulier de films d’entreprise, devront être libres et indépendants, et, s’ils sont honnêtes avec eux-mêmes, s’y conformer sans broncher.

[...]


Le texte d'origine:

SCREEN GUIDE FOR AMERICANS

By Ayn Rand

The Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals Beverly Hills, California


    The influence of Communists in Hollywood is due, not to their own power, but to the unthinking carelessness of those who profess to oppose them. Red propaganda has been put over in some films produced by innocent men, often by loyal Americans who deplore the spread of Communism throughout the world and wonder why it is spreading.

If you wish to protect your pictures from being used for Communistic purposes, the first thing to do is to drop the delusion that political propaganda consists only of political slogans.

Politics is not a separate field in itself. Political ideas do not come out of thin air. They are the result of the moral premises which men have accepted. Whatever people believe to be the good, right and proper human actions — that will determine their political opinions. If men believe that every independent action is vicious, they will vote for every measure to control human beings and to suppress human freedom. If men believe that the American system is unjust, they will support those who wish to destroy it.

The purpose of the Communists in Hollywood is not the production of political movies openly advocating Communism. Their purpose is to corrupt our moral premises by corrupting nonpolitical movies — by introducing small, casual bits of propaganda into innocent stories — thus making people absorb the basic premises of Collectivism by indirection and implication.

Few people would take Communism straight. But a constant stream of hints, lines, touches and suggestions battering the public from the screen will act like the drops of water that split a rock if continued long enough. The rock they are trying to split is Americanism.


We present below a list of the more common devices used to turn non-political pictures into carriers of political propaganda. It is a guide list for all those who do not wish to help advance the cause of Communism.


It is intended as a guide and not as a forced restriction upon anyone. We are unalterably opposed to any political “industry code,” to any group agreement or any manner of forbidding any political opinion to anyone by any form of collective force or pressure. There can be no “group insurance” in the field of ideas. Each man has to do his own thinking. We merely offer this list to the independent judgment and for the voluntary action of every honest man in the motion picture industry.

[...]


 

par Sultan Rahi publié dans : Ayida-Weddo
Vendredi 2 février 2007
Retour aux sources du savoir
2. Une affaire importante dans le royaume

Le Dogme 87

Message de notre bon roi, sa majesté Baudouin Ier de Belgique :


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Le chum de Fabiola

Cher compatriotes et colonisés,

            Après de nombreuses études en soufflerie, la musique francophone, si chère à nos cœurs, a montré sa faiblesse face à la modernité, en cet an de grâce 1987. Ainsi, nous roi, et chum de Fabiola, avons décidé, d’un commun accord avec nous-même, de mettre fin aux dérives mercantiles du marché du disque en reprenant dès le départ la façon même de penser la musique sur 45 tours. Comment ? Le professeur Léopold Van Dibidi s’est creusé les méninges et a finalement trouvé la solution : mettre en place un dogme, le fameux Dogme 87, auquel devra se plier tout artiste voulant faire autre chose que de la soupe en vinyle.

 

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Le professeur Van Dibidi
Charmeur impénitent.

Voici donc ce fameux Dogme 87, dit de la voie de la bienséance :

«  Je promets, du plus profond de mon être, de suivre l’ensemble des règles mises en place par le Dogme 87 et m’expose, en mon âme et conscience, à toute sanction légitime, tel que Goulag ou pendaison par les pieds, en cas d’agissement contraire au bon vouloir du roi. En clair :

1- La musique va plus loin que le crincrin et le takapoum. Ainsi, la partie rythmique devra changer au moins deux fois lors d’une chanson.

2- L’amour est une chose bien trop sérieuse pour laisser cela à des chansonniers mièvres. Une chanson peut parler d’amour, oui, mais les « je t’aime », « je t’adore » ou autres « t’as de beaux yeux tu sais », non. À cette thématique usée, on préférera, par exemple, l’élevage des moutons en Cilicie.

3- Chanter n’est pas vendre du poisson. Il est donc inutile de hurler ou de risquer la vie de ses cordes vocales. On évitera donc, à tout prix, les élans à la Tarzan, sauf si l’on veut expressément vendre de la rascasse.

4- Les reprises de chansons connues sont acceptées si et seulement si l’artiste a la capacité de faire autre chose que de la soupe. Au cas ou un doute persisterait, mieux vaut laisser tomber.

5- Lorsqu’une guitare électrique est utilisée, ne jamais oublier que derrière cette guitare se trouve une personne qui a envie de se la donner au maximum. Il est donc, bien entendu, interdit de mettre deux malheureuses notes de l’instrument susmentionné à la fin d’une chanson, sous prétexte de faire branché. Soit pas de guitare soit plus que deux notes. Cette obligation tient aussi pour les autres instruments, exception faite du triangle et de la corne de brume.

6-Les medleys, pots-pourris et autres remix spécial fête sont tout bonnement interdits. Tout contrevenant se verra offrir une croisière d’un an, en compagnie de Bézu et de la Bande à Basile, à bord du navire le Goulag des mers. La noyade avant embarquement est acceptée.

7- Les modificateurs de voix, utilisés en permanence dans les musiques takapoums pseudo jeunes orientales, dénaturent la beauté naturelle du chant. Ces derniers sont formellement interdits.

8-Les personnes ayant eu une enfance difficile devront faire preuve de modestie et parler d’autre chose. Cet autre chose exclu, de fait, l’étalage de ses richesses acquises suite au succès. En gros, que l’argent coule à flot, que l’on soit un caïd et que sa voiture coûte plus cher qu’un monospace est sans intérêt. Il n’est pas question d’en parler.

 
De plus, en tant qu’artiste, je dois tenter de me refreiner dans le mauvais goût. Mon but suprême reste la promotion (au choix) :

a- De la Belgique.
b- De la femme.
c- Du tricot.
d- De la littérature d’auteurs chinois à moustache.

En aucun cas, je ne peux dire du mal de a, b, c ou d. C’est ainsi que je peux suivre la voie de la bienséance. »

             Les abonnés, et je sais qu’ils sont peu nombreux, peuvent envoyer leurs propositions à ajouter au dogme 87. J’aviserai de la marche à suivre et en ferai part au monde (colonies comprises) après mûres réflexions.

Faut-il le souligner en cette année de bouleversement mondial, il importe que les hommes et davantage de femmes, encore plus de femmes, de toutes couches de la société prennent une part active et exercent des responsabilités à tous les niveaux de mon organisation secrè… la royauté et de ses colonies. Tout ceci est essentiel. En tenir compte, c’est définir une politique moderne de l’écoute musicale de qualité.

 
28 février 1987.
Palais Royal de Bruxelles.
Discours adressé aux abonnés de la Niouse laiteur du blög « Er-Töshtük défraie la chronique ».

 

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Le jeune Jean-Michel a compris que la nation avait aussi besoin de lui.
En effet, il ne jure plus que par « Big bisou » et « Chaud Kakao », deux
Perles du Dogme 87.

par Sultan Rahi publié dans : Ayida-Weddo
Vendredi 2 février 2007

La lune est belle ce soir

http://monzo.free.fr/images/Blog/oups.jpg
"C'est pourtant écrit en bien gros sur le bon de garantie:
La machine à laver Maria Dolorosa 3000 étant un produit
manufacturé de haute qualité, le client devra être satisfait ou torturé.
-Ah, au temps pour moi !"

    Le blög semble aller à vau-l'eau, la Niouse laiteur reste muette, le monde vacille et les esprits s'échauffe. Nous serions nous trompés depuis le début ? Revenons à cette force créatrice de valeur marchande qui avait fait de notre entreprise une valeur refuge.
Ayant trouvé le moyen de geler le temps avant le grand cataclysme, moi, Johnny Cannon, ai du faire marche arrière. La perte de repères dans la continuité historique est une chose; l'impossibilité d'agir sur le monde en est une autre. Cet article n'en est donc pas vraiment un. Sultan Rahi, toujours en bisbille avec Marbouk le Ténébreux, est en voyage d'affaire et de sauvetage en Antarctique. À moins que ce soit en Nouvelle-Zemble... Mais qu'importe. Il me faut remettre la machine en route, et si je ne peux m'appuyer sur lui, c'est sur la table d'où je vous écris que je le ferai; une bien belle table au demeurant.
Pour remplir, étoffer, décorer, faire croire au vivant, les deux niouses laiteurs envoyées précedemment dans l'année seront ici reprises. De la réclame pour un nouveau site sera fait en sus.

Ce nouveau site, glorifié au plus haut des cieux et ayant reçu l'aval d'Ayida-Weddo est disponible à l'adresse suivant:
http://elbrazotontodelaley.free.fr
et reprenant l'ancienne appellation contrôlé conforme au catalogue des produits sanitaires de l'université royale de plomberie  de l'Essex, sous le nom de:
Outil de propagande à l'usage des prédicateurs, architectes du beau et ratons laveurs.


Il reprend l'idée maîtresse du défunt conglomérat industriel des démiurges associés en y ajoutant plein d'options amusante, comme un üiki, qui permet à l'auteur de ne plus en ramer un seule. Et pour ceux qui se lamenteraient d'un article aussi bassement mercantile, sachez qu'un nouvel essai entrefilesque est en route, actuellement dans la région sud du Turkménistan, de même qu'une niouse laiteur ciblant principalement les quelques personnes à qui les privilèges d'antan manquaient.

Retour aux sources du savoir
1. Des extra-terrestres en nuisette

Cinq you la 5 !

 Message de notre gourou président cosmique, Jean-Claude Bourret :

 
L'homme

Chers amis,

    Je suis fier de vous annoncer une nouvelle qui vous fera chaud à vos petits cœurs, j’en suis certain : la remise en route prochaine d’une chaîne trop tôt défunte, alors que Berlusconi se porte toujours très bien lui (le monde est mal fait si on y pense), j’ai nommé notre très chère Cinq.

Après maints accords tombés à l’eau à cause d’un gouvernement balladuro-mitterrandien minable, vous n’êtes pas sans savoir que nous avons rebondi et sommes allés voir ailleurs, en Andorre. Le résultat a été tout aussi lamentable, mais ne vous inquiétez pas, il nous est malgré tout resté un peu de l’argent que vous nous aviez donné. Il faut dire qu’entretenir un modeste château de cinquante chambres n’est plus aussi onéreux qu’avant. Et cet argent, nous avons su l’utiliser à bon escient.

Le soir du 30 décembre 2003, alors que je tentais vainement de retrouver la nationale qui devait me mener chez mon cousin, Jésus Bourret et sa femme Rita, je me suis retrouvé dans un lieu inconnu pour faire le plein. Le pompiste avait l’œil torve et la peau verdâtre. Il grommelait des choses insensées. Il me laissa faire le plein moi-même tout en me regardant fixement et en bougeant les bras en tous sens. Il s’agissait sûrement d’une créature venue d’outre espace. Je tentais donc de nouer le contact en répétant ces mimiques étranges et effrayantes. Après un moment, il cessa de gesticuler et dirigea son majeur, qui avait une longueur étonnante, vers ma roue avant. Son pied y était coincé. Une fois libéré, l’homme se mis à m’insulter, ce qui m’obligea à prendre la fuite. Grave erreur : cent mètres plus loin, un vaisseau vénusien m’aspira, moi et ma voiture. Je savais l’origine de l’engin grâce à la plaque d’immatriculation caractéristique de cette partie du système solaire.

Leur chef fut aimable et tout en me demandant un autographe, me posa la question suivante « Koblâh, kaïbâââ zomat Claqrzwy ? ». Je lui répondis aussitôt qu’il allait bien mais que je n’avais pas de nouvelles depuis trente ans. Après cela il m’interrogea sur le retour hypothétique sur les ondes de notre belle Cinq. Je lui dis la triste nouvelle de la démission de la plupart des membres du projet, faute d’un appui gouvernemental fort. Il en fut choqué. Il me promit de faire tout son possible pour qu’aux plus hauts lieux on entende son cri de détresse.

Après des tractations intenses avec le gouvernement de la province de Strbül, sur Vénus, un accord fut signé pour un retour rapide de la Cinq à l’antenne. Oui, vous avez bien lu : la Cinq n’est pas morte. Arnold et Willy, Riptide et K2000 vont enfin avoir une deuxième chance. Bien sûr, pour suivre nos programmes à partir de la Terre, il faudra se munir d’une antenne satellite d’au moins vingt mètres de diamètre, mais qu’importe, le message que nous portons est d’une force telle que nous pensons qu’aucun de vous ne nous laissera plus jamais tomber.

En exclusivité, je vais même vous révéler une partie du contenu des programmes :

Le retour de La croisière s’amuse avec encore plus de romance et de vedettes du petit écran américain des années 70.


Le capitaine Stubing toujours aussi jeune.


            Une nouvelle émission littéraire présenté par l’excellentissime, quoique mort, Ablaze Cendrars.


Où est le bec dites-vous ? Est-ce qu’il est mort au moins ?

Le grand retour de Michel Robbe, déterré pour l’occasion, dans une version modernisé de La porte magique.

Désolé Josiane, mauvais choix ! Je vais devoir vous manger le cerveau !

Voilà ! à tous, je ne peux que dire, enfin bravement, et la tête haute :

Cinq you la Cinq !

(l’homme sur la photo ne sachant pas compter après un a été renvoyé sur le champ).


Jean-Claude Bourret, gourou à antennes.

à suivre...


par Sultan Rahi publié dans : Ayida-Weddo
Mardi 26 septembre 2006

Vitalité et lait sucré


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"Vous venez souvent ici? C'est terriblement fachon* comme boîte!"
* j'avoue être moi-même une fachon victime.

Quand au loin mugit le soleil - il faut pour cela ouvrir bien grande l'oreille - l'aventurier des steppes parcourt les étendues herbeuses en quête d'un avenir incertain. Cet aventurier, vous le connaissez bien, ou en tout cas je le connais bien, puisque c'est moi, Sultan Rahi, celui que l'on nomme au-delà de la grande barrière de corail « L'homme au long souffle ». Les Australiens auront bon me reprendre, en affirmant, d'une manière bien plus audible qu'un mugissement de Soleil, qu'il n'en est rien dans leur pays, je les mouche d'une répartie bien placée, à défaut d'un revers de main sur le nez : c'est du peuple vivant sous les mers, aux environs de la Micronésie, les athlétiques Lémuriens (à ne pas confondre avec les lénifiants Atlantes) dont je parle.
            Car je suis de retour, sur mes terres, non sans avoir auparavant goûté l'hospitalité de ces charmants habitants marins. Mais où sont-ils donc tous passés ? Où est mon fidèle Kalmouk et sa charmante et aguichante femme ? Et plus grave encore, où est Er-Töshtük qui m'avait promis d?arroser mon parterre de laitues des steppes ? Et Ayida-Weddo, elle non plus n'est pas là ? Serait-il possible qu'une nouvelle réalité s'impose à moi, malgré le fait que je sois fourbu par un long voyage ? Allons ! Du courage ! Et qu'ai-je à perdre, moi Sultan Rahi, sans aucun point faible, sans talon d'Achille, mais, bien au contraire et ce grâce à une longue marche de plusieurs milliers de lieues, doté aux pieds d'une mienne carapace naturelle me protégeant contre tous dangers extérieurs, oui, un brave cors défendant ?
Ah, mon cors défendant ! Serait-ce simple plaisanterie, où cette lettre que je viens de découvrir sur ma table de chevet, et que j'ouvre avec les dents aurait-elle la réponse à mes interrogations ? Je lis :

    « Cher Sultan, ne vous inquiétez pas, oui vous ! Tout va bien, pas mal du tout ! Nous avons décidé de partir en vacances, à la fin de l'été. Ne cherchez pas votre manteau, je l'ai enlevé d'où il était pour le faire laver par des entités sympathiques et extra-terrestres. Le facteur aux sinistres desseins n'est pas passé. Nous avons eu la visite de mes cousins cuisiniers. Ils veulent nous faire cuire un pâté de lapin pour noël avec des petits oignons, et vous n'êtes pas sans savoir que je raffole des oignons. Non, je ne suis pas allergique aux petits oignons, au contraire ; je les adore. Oui, dans le cas contraire, on pourrait dire que cela vient d'une mauvaise expérience de jeunesse chez ma tante maternelle mais ce serait saugrenu. Er-Töshtük va bien. Je ne sais pas où il est. Il n'est pas parti parcourir le pays sous la Terre, ça c'est sûr. Et, rapport à une histoire à dormir debout, le facteur garde tout mon courrier et est injoignable. Devant tant de méchanceté, je ferais mieux de crier « Au secours ! » Le mieux serait de rester sous la yourte et de ne pas partir d'ici. Le journal est sur la table. Il est l'heure pour nous de partir et de vous délivrer d'une trop longue lecture, de nos conseils en pagaille, à nous, ravisseurs de temps précieux. Nous devrions être, si tout se passe bien, au Dahomey, à manger des saucissons ficelés à la manière traditionnelle, ma femme et moi. Là-bas, ils le laissent pendouiller dans le cellier. Ah, maudit facteur ! C'est du mouron qu'il nous fait, ce sinistre individu, pas comme ce brave Marbouk le ténébreux. Autre chose : quelque part en Nouvelle-Zemble, loin de l'Antarctique se trouve des contrées inexplorées ; allez vous y promener. En espérant de vos nouvelles,

Votre fidèle Kalmouk et son épouse. »

 
C'est étrange, je n'arrive pas à être rassuré malgré cette lettre. On me cache quelque chose. Mais quoi, et qui ? Bon je vais faire un somme et réfléchir à tout ça dans le monde des rêves. Un instant... mais... mais... mais bon sang, mais c'est bien sûr !
Bon, petit somme quand même.


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"Comment ça 2 en Maths? Dans ta chambre,
et pour le dessert, niet !"

 

Thème dans le Pacifique

Où, une fois encore, la tribu perdue est retrouvée

Des différends du passé, faisons table rase. Il a été dit quelque part que les Égyptiens avait par trop abusé de la gentillesse des Hébreux. Le mal étant fait, il semblait nécessaire que les premiers cités, du moins leurs descendants, viennent s'excuser auprès de leurs souffres douleurs, du moins leurs descendants. C'est chose faite, grâce à un traité signé le 9 juillet de l'année 2005. Mais de quoi parlons-nous ?
    Les descendants des Égyptiens, c'est simple, ce sont les Yamassees (
Yamassee Native Americans) autrefois dirigés par Dwight York. Un gars bien ce Dwight. Tiens, il est en prison... Pour faire simple, malgré le compliqué de la chose, ce sont les détenteurs d'un passé glorieux mais inventé, celui de la grande nation noire qui dominait le monde, y compris les Amériques, il y a de cela très longtemps. Et de fait, ce sont donc aussi les premiers habitants du continent américain, bien avant l'âge d'or des Mayas et les excursions de groupes de métaleux scandinaves sur les côtes.
    Les descendants des Hébreux, enfin une partie, perdus qu'ils étaient, ce sont les Britanniques. Je parle ici de British Israelism. En gros, la tribu perdue, ne la cherchez plus, elle se trouve en Grande Bretagne.
    Le Commonwealth of British Israel ayant des rapports avec le Commonwealth of Caledonia Australis ®© (j?ai pas tout compris, mais l'un dirige l'autre), il semble clair, si si, que si des accords sont signés entre la Calédonie australe, et le gouvernement Yamassee (Nu Altamaha Yamassee Nation) alors la paix peut se faire entre les Égyptiens et les Hébreux. Et c'est le cas, puisque en juillet 2005 a été signé un traité de « paix et d'amitié ».
    Le côté pratique de tout ça, c'est qu'il est possible de fabriquer des passeports de ce pays. Ce que n'a pas manqué de faire Debra Geilesky, chef du Magnificat meal movement. Une secte ? Comment ça une secte ?

 http://monzo.free.fr/images/Blog/armynow.gif
Lothar le regardait, d'un air de dire
"serais-tu capable de me passer la mayonnaise?",
ce qui aurait décontenancé n'importe qui d''autre.
 

Lecture confite


 Les problèmes théoriques de la traduction par Georges Mounin. Cette thèse amusante, quoique ardue pour le novice, publiée dans les années soixante, m'amène à parler d'un problème grave : le bouc. Parce que la traduction c'est bien, mais est-ce en définitive le véritable problème qui nous est posé ? Je m'explique. Allons à la page 156 :

 « Prenons le cas du mot français bouc. Son sens peut être acquis, soit, par définition déictique* ou référentielle (on montre à l'enfant l'animal) ; soit par définition linguistique (on lui dit que le mot signifie : mâle de la chèvre) ; soit en extrayant la signification de ce terme des contextes variés dans lesquels il est apparu pour un locuteur (et rien n'empêche, à cet égard, que certains francophones ne conçoivent assez longtemps le bouc comme une espèce particulière, et non le mâle de la chèvre). Et déjà ces trois cas sont bien différents quant aux connotations qu'acquiert le terme : à qui n'a jamais senti l'odeur à la fois suffocante et nauséeuse, inimaginablement puissante aussi, du bouc, il manquera toujours une connotation capitale du terme, même si le locuteur en question sait que le bouc sent mauvais, particulièrement mauvais. »

 Et ça continue sur toute une page. Le bouc sent, c'est une plaie, ce n'est vraiment pas drôle de vivre avec lui. En plus il a sale caractère. Alors, on pourrait s'arrêter là, se dire que la traduction peut se passer de la puanteur d'un vil animal. Mais voilà que onze pages plus loin, l'auteur revient à l'assaut :

 « (Même une connotation qui devrait être commune, étant donné sa base physiologique - puant comme un bouc - ne l'est pas : telle vieille paysanne, un peu sorcière, utilise journellement son bouc comme monture au retour du pacage. Il est donc difficile de croire qu'elle réagisse comme un citadin à la puanteur du bouc, et que l'expression ci-dessus ait pour elle la même connotation.) »

Et en note : « Spectacle vu par l'auteur, en 1917, au hameau de Basse-Coppette, commune de Campneuseville (Seine-Maritime). »

 Je comprends mieux ! L'auteur, alors âgé de sept ans (selon mes sources) aurait eu une mauvaise expérience avec cette sorcière. Tenace dans son traumatisme, il aurait décidé de l'exorciser, non pas la sorcière mais le traumatisme, à l'aide d'une brochette d'années en université et d'une thèse. Oui, la traduction n'a rien à voir là-dedans.

*louchébem des bouchers de la langue française (note de moi).

 

Musique et rollmops en pagaille


Tasankokaiku par Shogun Kunitoki. Groupe finlandais au nom japonisant. De la musique électronique à base d'ordinateur surpuissant (Commodore 64), voilà qui est une bonne idée. Me rappelle de loin certaines œuvres de Philip Glass, époque électronique tragique, et c'est tant mieux. Une fois de plus, l'univers qui m'entoure me conforte dans l'idée que nous sommes toujours dans les années 80 (1987 pour être précis). Mais, mais alors, Paco Rabanne a peut-être raison concernant la fin du monde en 1999 ?


 

par Sultan Rahi publié dans : Er-Töshtük
Jeudi 18 mai 2006

Ce qu’il faut savoir pour devenir roi de la tapenade

 Amis d’ici, bonjour. Vous devez sûrement avoir déjà entendu parler de moi : Johnny Cannon, homme a qui on ne la fait pas, survivant de la prison de verre kitsch d’Ayida-Weddo et gardien de l’élection libre au sufrage indirect en milieu marin.

J’avoue bien me porter et ne pas me plaindre de ma situation professionelle. Les chiffres de ventes de ma compagnie d’import-export de peau de yack se porte a merveille. Rien que pour l’année dernière, nous avons doublé nos ventes et amassé un bon pactole tout en affamant plus du tiers de la population de la région de montagne où nous opérons nos pillage. Le libéralisme c’est bien moi je dis.  

Er-Töshtük me fait dire que c’est mal. Qu’il me montre des graphiques probant, et alors nous pourrons discuter. Et les actionnaires affameurs du petit peuple, il y a pensé au actionnaires affameurs du petit peuple ? Eh bien non ! C’est facile de faire la morale monsieur le héros des steppes !

Bon, fini de parler de moi. Je vous lis la carte postale que m’envoie Sultan Rahi, de l’enfer de poussière où il se trouve :

« Chers amis, ici la chaleur éprouvante n’a pas encore réussi a transformer mon corps d'athlète en confiture de groseille. Je survis entre autres grâce a l’ingestion de caramels mous et de thé au lait. J’ai fait connaissance avec les indigènes qui ont bien reçu ma demande d’annexion de l’ensemble de leur territoire à mon royaume. Ah les joies de l’incompréhension culturel ! Quoiqu’en y pensant, je ne vois pas trop ce que je pourrais en faire. Je n’ai pas encore trouvé d’emplacement satisfaisant pour ma yourte. Le chef du village où je me trouve ne veut toujours pas me donner ce permis de planter sous prétexte que je me fais par trop pressant concernant mon mariage avec sa fille. Pourtant cela ne me semble pas trop pour un cadeau de bienvenue. Moi-même, n’ai-je pas fait l’effort de lui donner une bonne partie de ma collection de ‘tricot mon ami’, revue d’excellente facture ? Oui. L’univers réel me manque. C’est sans doute parce que j’en fais à présent partie.

À vous revoir, bonne semaine,

   Sultan Rahi, armateur sans bouée. »

par Sultan Rahi publié dans : Hors propos
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